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“Y a rien qui arrive pour rien”

Anonyme

LA CONFIANCE

J’ai écrit ce texte il y a exactement 10 ans. 
19 novembre 2010. 

Depuis les choses n’ont pas changées. La confiance en la vie est toujours aussi présente en moi. 
Au moment où j’écris ce texte, en 2010, je viens de perdre mon emploi, je suis en burn-out.
Au moment où vous lisez ce texte, en 2020, j’ai perdu 2 emplois en 8 mois, le burn-out me guette du coin de l’oeil, je me lance à mon compte comme coach de vie. 

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Parce que j’ai un peu plus le temps de penser ces derniers jours, je réfléchis à tout ce qui se passe dans ma vie depuis une quinzaine d’années, histoire de faire un bilan avant de repartir. Et tout  converge vers la notion de confiance.

Quand on me demande: “Est-ce que tu crois en Dieu?”, ou, “En quoi tu crois?”, je réponds invariablement : “Je n’ai eu aucune éducation religieuse, alors je crois en la vie”. J’ai en moi cette confiance en la vie. Je sais qu’elle m’apportera des solutions à toutes mes questions. Je sais qu’elle mettra des embûches sur ma route, mais que ce sera pour mieux apprendre à les enjamber plutôt que pour me faire tomber. Cette croyance m’a toujours guidée et comme elle ne m’a jamais quittée, ma confiance n’a fait que grandir.

Par défaut, lorsque je rencontre quelqu’un, j’ai confiance en lui. Et puis, il se peut que par des actions, des mots, cette personne perde des points et perde une partie de cette confiance. Mon système marche dans ce sens, ma vie marche dans ce sens. Tout le monde est bon jusqu’à preuve du contraire. Tout me plaît et m’intéresse jusqu’à preuve du contraire.

C’est ainsi que je m’intéresse à tout le monde et à tout. Pas un métier que je n’ai pas souhaité faire, pas un hobbie que je n’ai souhaité faire, pas une personne que je n’ai souhaité rencontrer. La vie se charge du reste : me démontrer si ce métier, ce passe-temps, cette personne peuvent rester dans ma vie.

C’est ainsi que j’ai toujours navigué paisiblement entre les emplois. À peine sortie d’un emploi, un autre se trouvait sur mon chemin. Je ne parle pas de chance ici, j’ai cherché ces emplois, ils ne me sont pas tombés tout crus dans le bec! Mais je n’ai jamais eu peur de me retrouver dans le trouble. Je savais que tout allait se replacer. Je le sais encore et je l’applique tous les jours.

J’ai appliqué ça aussi aux amours de ma vie… Pas facile de rebondir en amour. Pas facile de se dire qu’il y en aura (toujours) un autre, pas forcément mieux, mais différent. Pour moi vraiment. Et pourtant, si jamais je n’avais pas vécu ces ruptures je n’aurai jamais eu la chance de rencontrer l’homme qui dort à côté de moi chaque nuit.

La confiance m’a fait partir ailleurs, pour un pays inconnu. Aux valeurs et à la culture inconnues. Là encore, on me dit souvent : “Pourquoi est-ce que tu es partie vivre au Canada?”, “Il fallait vraiment être courageuse!”. Je réponds toujours la même chose : “Je voulais voir autre chose, j’ai décidé d’y vivre parce que je préfère ces avantages et inconvénients de vie que ceux de la France. Je ne suis pas courageuse. J’avais confiance.”

Avoir confiance en la vie, ne veut pas dire être naïve ou avoir des lunettes roses sur le bout du nez. Avoir confiance en la vie, ça veut dire, accepter les obstacles quand ils viennent, les vivres avec le lot de douleurs qu’ils apportent, mais savoir passer par-dessus après pour rebondir. Oui, avoir confiance en la vie c’est accepter de rebondir. Certains s’enferment dans leur peine, dans leurs peurs, dans leur état pourtant temporaire, mais qui va devenir permanent. J’ai choisi l’option provisoire. Toute peine est nécessaire pour rebondir et toute peine ne durera qu’un temps. Elles nourrissent ma philosophie de vie.

La devise de la confiance en la vie : Y a rien qui arrive pour rien. Cela fait quelques années que cette phrase me suit et veille sur moi comme un ange gardien. Je la cultive soigneusement, je fais des boutures pour mes amis, ma famille, je veux partager cette façon de penser.

 

Et vous, comment faites-vous confiance à la vie ?

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