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“Même le dernier d’une course est devant ceux qui ne courent pas”

Anonyme

HISTOIRE DE COURSE

Nous sommes en octobre 2017 et j’écris cet article après avoir couru une longue longue course! 
Je vous partage cet article en toute humilité car aujourd’hui je ne cours plus vraiment. Mais comme j’ai eu du plaisir à faire toutes ces courses ! 
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27 octobre 2017
Faut que je vous raconte ma course du jour…
L’an passé j’ai pris le package des 6 courses organisées par Moutain équipment Coop.
Aujourd’hui c’était la dernière course de l’année. En revoyant mon inscription il y a trois semaines j’ai pris conscience qu’il y avait trois niveaux de course : 5km, demi-marathon et marathon. Je m’étais inscrite au 5km, évidemment.
Oui mais ça c’était avant que je cours le défi Vimy de 15 km en septembre dernier. Un 5km pour la dernière course de l’année… je trouvais ça un peu dommage, peu motivant. Et puis je l’avais fait l’an dernier. C’est un aller retour de 2,5 km sur une route plate sans aucun intérêt.
Vous me voyez venir ? J’ai changé mon inscription il y a trois semaines pour m’inscrire au demi-marathon (DM). J’ai rien dit à personne autour de moi. C’était mon secret, mon défi.
Ce matin réveillée à 6:00, j’ai snoozé jusqu’à 6:30. Puis j’ai avalé ma première potion magique entièrement naturelle. Je me suis habillée chaudement, il fait 7 degrés dehors. Et la pluie s’en vient.
Je pars vers 7:30. C’est le début du jour. Le soleil essaye de percer. Les nuages retiennent leur envie pressante… jusqu’à quand?
Sur place, je stationne l’auto. J’enlève quelques épaisseurs mais pas trop car je sais que je ne vais pas courir tout au long des 21,1 km, que la pluie s’en vient et que la température n’augmentera pas.
Réchauffement de groupe… et on part en trottinant vers le départ. Et oui le départ de la course est à 1,2 km… heureusement c’est une pente et ça se fait bien.
8:30 le marathon prend le départ.
8:50 c’est au tour des demi marathoniens, dont je fais partie! On n’est vraiment pas nombreux. Je pense que, comme la course le prouvera plus tard, les débutants ont décidé de rester à la maison.
C’est le départ. Je pars tranquillement, je cours toujours tranquillement. J’écoute un balado Les grands entretiens avec Safia Nolin, très beau à écouter.
Les dénivelés font leur apparition… et c’est pas du faux plat ou des mini côtes. Je pourrai dire que ça grimpe en titi!!! Même en marchant y a des moments où c’est difficile. 
J’avais décidé de marcher les montées et de courir les plats et les descentes. Je m’y suis tenue.
Très vite, le peloton prend le large. Je cours seule. Il y a une deux personnes devant et quelques personnes derrière.
La pluie commence à tomber. Je ne change rien à mon équipement. Mes gants me protègent du froid pour le moment. Tout va bien pour le reste.
Le parcours du DM, même s’il a un dénivelé de folie est une boucle comme je les aime. Pas besoin de faire demi tour et de refaire le chemin à l’envers. Tu découvres les routes au fur et à mesure de ta promenade-course.
Au début je trouvais que ça faisait que monter… j’ai beaucoup marché les 10 premiers km. Et puis délivrance, les montées se sont transformées en descentes dans lesquelles je me laissais aller.
La pluie a redoublé d’intensité vers le km 7… 1/3 du parcours de fait. Autant dire qu’aux deux tiers du parcours, mes souliers étaient des aquariums dans lesquels mes petits orteils se baignaient comme des poissons. Ça faisait scouitch scouitch quand je courais…
mes gants étaient trempés et j’avais beaucoup de difficultés à les enlever et les remettre.
Quand le vent est arrivé vers le 14 e km… tout mon corps s’est raidi en s’apercevant que j’étais mouillée jusqu’aux os. Plus question de marcher il me fallait courir pour me réchauffer.
Des petites douleurs au pied droit se sont éveillées. Courir sur une route quand il pleut c’est mieux que de courir dans un sentier, mais ça penche sur les bas côtés surtout dans les nombreux virages du parc de la gatineau.
Ma hanche et mon pied droit ont donc dû porter un peu plus de poids que le côté gauche. Je le ressens ce soir.
Je crois que tout au long de la course j’avais le sourire. J’étais vraiment heureuse de faire ce que je faisais. Aucune pression sur le temps, je n’ai jamais regardé mon téléphone. Aucune pression sur la performance, c’est mon premier DM.
Bref, juste avoir du plaisir.
Au km 14 j’ai eu un regain de joie. Les km ont défilé plus vite. Jusqu’au km 20.
Le km 20 a vu mon sourire fléchir un peu…
Faut savoir que j’avais pas super étudié la carte de la course. Ça n’aurait servi à rien, je n’ai aucune faculté pour me repérer dans l’espace et le temps. 😉
Donc en débouchant de la forêt et du km20, on arrive sur la route de camp fortune. … on n’arrive pas à camp fortune. Grosse nuance. Ça veut dire qu’il faut se farcir le dernier km en montée et pas une mini côte. J’ai été déçue.
Par la montée, car j’aurai aimé finir la course en courant.
Par la non visibilité de la ligne d’arrivée. Elle était cachée derrière deux virages après le stationnement de mon auto.
J’ai couru les derniers 200m sur le plat. Le photographe a immortalisé mon sourire.
Ça m’aura pris 3h10 pour faire 21,1 km + le 1,2 km du réchauffement…
Et je suis repartie …. en courant vers mon auto….
Trempée jusqu’aux os, les lèvres bleues de froid, les doigts sans aucune sensibilité, le pied droit avec une douleur, mais avec un large sourire 😀 et la joie de pouvoir dire je l’ai fait.
En relisant les informations sur cette course. J’ai lu que c’était le marathon le plus difficile au canada… à cause du dénivelé. J’aurai peut être du me renseigner avant… ou pas!
J’ai adoré mon expérience.
Oui je le referais n’importe quand.
Merci au baume du tigre pour le réconfort apporté à mes muscles.
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